Visitez aussi notre nouveau blogue!

Nous avons maintenant un deuxième blogue Les Pixels de BX. Vous trouverez sur ce nouveau complément à En direct de Kuala Lumpur une sélection grandissante de nos meilleures photos en plus haute résolution!

samedi 9 août 2008

Penang – Visite de Ben

Tel que mentionné dans notre dernier message, on est allé à Penang en fin de semaine dernière, entre autres pour voir des courses de bateaux dragons (auxquelles participaient plusieurs équipes canadiennes, dont celle de Benoit).

Penang

On est parti vendredi après avoir déposé Nuki au chenil (on est parti un peu plus tôt du bureau), et on s’est engagé sur les superbes autoroutes de la Malaisie. Les autoroutes, payantes, sont bien entretenues et sont bordées de haltes routières avec restaurants et tout et tout à une bonne fréquence. Beaucoup de vert : la jungle, les plantations de palmiers (pour l’huile de palme), pas beaucoup de ville ou village en bordure de l’autoroute. Très plaisant. Surtout que la limite de vitesse est de 110 km/h (ou en « local » 110 km/j)…

Faut dire que les limites de vitesses sont plus une suggestion que d’autre chose : il est très fréquent de croiser des véhicules roulants à 60, et tout aussi fréquent de se faire dépasser par des autos (de luxe…) roulant à plus de 200. Il y a pas mal de police, mais je présume que ceux avec les autos de luxe s’en foutent de payer. Mais nous on respecte à peu près la limite (comme on le ferait sur la 20 ou la 10 par exemple...), question d'être prudent et de respecter les règles.

Penang en tant que telle est bien sympathique. Très « historique » - tellement en fait que sa capitale, Georgetown, vient d’être déclarée patrimoine historique mondial par l’UNESCO (tout comme Melaka, où nous sommes déjà allés avec mes parents). Plein de « shop house » - ou maisons boutiques chinoises, et d’autres bâtiments coloniaux. Penang est un état bien prospère, très industriel, tout en ayant en son centre une bonne jungle et beaucoup de plantation de fruits tropicaux. On s’est beaucoup promené en auto (ça nous permettait une pause à l’air climatisé, et une sieste pour Hugues!), on a littéralement fait le tour de l’ile (Penang est une ile d’un diamètre d’environ 25km à son maximum)… Particulièrement intéressant est l’odeur qui nous assaille quand on passe près des plantations de durian (je vais y revenir) et aussi le musée de la guerre (d’un sens un peu morbide par exemple). Nous sommes aussi allés au parc à papillons de Penang.



L'hotel de ville (ou le parlement d'état, je ne suis plus sûre) et la place gazonnée typique des villes coloniales



Hugues et Eve au parc à papillons


Le musée est un ancien fort britannique abandonné aux mains des japonais pendant la seconde guerre mondiale. Ces derniers s’en sont servis comme base et prison de guerre… Avec tout ce que ça peut supposer de torture, sévices et autres. En plus de nous faire réaliser que la guerre dans le pacifique devait tout simplement être un cauchemar : l’humidité, la chaleur, les bibittes, les serpents et autres animaux du même acabit, sans compter la jungle, dans laquelle on ne voit pas à dix pieds… Le musée fait un peu pic pic, mais ça reste intéressant…

Visite de Ben

Ce qui nous a d’abord attiré à Penang c’est la visite de Ben (notre entremetteur officiel) qui venait participer au festival de bateaux dragon de Penang (en fait, le championnat du monde des équipes non-nationales). Le lieu de compétition était un réservoir artificiel avec un beau gros barrage, un grand plan d’eau (relativement calme), quais, plateforme de départ et, surtout, des centaines de tentes avec ventilateurs pour tenir les compétiteurs relativement au frais. En tout, il y avait environ 300 compétiteurs canadiens. Les courses se sont bien passées pour les équipes canadiennes – pas mal de médailles… En fait, dans à peu près toutes les finales des catégories où il y avait des équipes canadiennes d’inscrites, il y avait au moins un bateau canadien, sinon plus, et généralement, au moins une équipe canadienne sur le podium… C’était bien de revoir plusieurs anciens coéquipiers (ou compétiteurs) de canoë-kayak! Ça m’a surtout fait réaliser que les courses de canoë-kayak me manquent pas mal…




Une vue d'ensemble du site de compétition


Hugues qui s'amuse avec de la terre au site de compétition (sous la tente)

Ben est revenu avec moi en auto lundi (Bertrand a pris l’avion dimanche soir parce qu’il devait être au bureau lundi matin). On est allé visiter Batu Caves, Il a par la suite pris le hop-on hop-off mardi pour visiter la ville un peu, et mercredi il a visité le coin de l’appart et il nous a attrapé des billets pour aller visiter le sky bridge des tours PETRONAS (pas mal cool!). Il a été chanceux, pendant tout le temps qu’il était ici, il n’a pas plu… mais jeudi (jour de son départ) : wow!!! le déluge, les éclairs, le tonnerre…





Bertrand, Eve, Hugues et Ben sur le Sky Bridge...


Un peu de bouffe…

En Malaisie, on ne peut pas passer sous silence la nourriture : chaque ethnie a ses spécialités, chaque région aussi et en plus il y a quelques particularités bien locales…

À Penang on a mangé de la bouffe baba nonya, c'est-à-dire la nourriture typique des chinois du détroit. Ceux-ci se retrouvent à Penang et Melaka et essentiellement sont des chinois qui se sont « mélangés » avec les malais et dont la bouffe et les habits ont été influencés par le mélange. La plupart ne parle pas chinois (dans le sens de mandarin, cantonais, hakka, hokkien, etc…), mais malaisien. On a aussi mangé les meilleure ribs depuis vraiment longtemps… Du porc, bien cuit avec de la super bonne sauce. On ne pensait vraiment pas trouver ça ici!!!

Avec Ben, on a décidé de lui faire découvrir la Malaisie par la bouffe : trois ethnies, trois soupers… Le lundi, on a mangé de la bouffe indienne et des satays au Lotus (un restaurant/centre hawkers à côté de la maison), le mardi, c’était du nasi lemak (riz au lait de coco, poulet cuit en sauce, ikan bilis, etc) et du ABC (le dessert de glace râpée avec des sirops et différents types de bines, gelées, noix, fruits et autres dans le fond) , chez Madame Kwan (LA chaine de restaurant de bouffe typiquement malaise) et, finalement, le mercredi, des dim sums (chinois). En plus, le mercredi on a pris des crêpes fourrées au durian comme dessert… Le durian est le fruit national de la Malaisie – un gros fruit jaune avec des pics, à l’odeur très caractéristique (lire forte!). Il parait que c’est un goût acquis. À date, ni Bertrand ni moi n’avons de problème avec ça. Ni Ben d’ailleurs… Pour vous donner une idée : la plupart des hôtels et des appartements interdisent le durian à cause de son odeur (forte) et persistante. Par exemple, un matin Mala et sa tante (qui travaille dans notre bloc) on mangé du durian, quand on est rentré après notre journée de travail, ça sentait encore dans l’appart… Ou encore, en route de Penang, on en sentait une bouffée et, surprise! on suivait un camion de durian… C’est comme l’ail des fruits : ça donne une haleine épouvantable qui dure longtemps!!!



Un durian (la photo vient du web...)

mardi 29 juillet 2008

Déjà un an! Canada! Et on recommence à faire du tourisme…

Depuis notre retour de Nouvelle Zélande, il s’est passé tout plein de choses… Entre autres, ça fait maintenant plus d’un an que nous sommes arrivés à KL! Un tiers de l’affectation est déjà passé. Ça va vite!

Je vous ai écrit les petits mots qui suivent sur une période de plus d’un mois… Et comme on va à Penang en fin de semaine… on va avoir (on espère) plein de bonnes histoires à vous conter.

Canada!

Deux semaines après notre retour de Nouvelle Zélande, Hugues et moi étions en route pour un marathon canadien : Calgary, Montréal et St John’s, le tout en moins de deux semaines. Bertrand et Nuki sont restés à la maison. Je devais aller au Canada pour le travail et ni Hugues, ni moi n’étions complètement prêts à passer deux semaines séparés, j’ai donc décidé d’amener mon bébé de moins de deux ans (pas de siège d’avion nécessaire) avec moi… Avant de partir, je m’étais arrangé avec ma mère pour qu’elle nous suive et garde Hugues pendant la journée.

Le séjour s’est bien passé : très productif au niveau du travail, des contacts, etc. et j’ai pu voir quelques amis et un peu la famille… Pas assez, c’est sûr, mais on avait un horaire très serré…

Hugues à Hong Kong... et à St-Jean de Terre Neuve




Et on recommence à faire du tourisme…

Notre séjour en Nouvelle Zélande nous a rappelé comment c’est agréable de faire les touristes et de découvrir des nouvelles choses. On s’est donc remis à visiter KL! Après-tout ça fait un an (presque jour pour jour!!!!) qu’on est ici, et depuis quelques mois, on s’est laissé prendre par la routine et on a un peu oublié qu’on vivait dans un endroit exotique.

Bukit Bintang

Haut lieu du magazinage de KL, mais aussi des restos et des bars, Bukit Bintang n’est pas très loin de chez nous, juste assez en fait, pour qu’on ne marche pas jusque là et que l’auto soit nécessaire… Le gros problème en tant qu’endroit « cool », c’est vraiment mal fait, et la congestion auto est vraiment terrible! Mais comme on est des lève-tôts, nous y sommes allés le matin, on s’est stationné au Pavilion (le plus récents des gros centre d’achat luxueux de KL – 7 étages de boutiques de luxe), et on a marché dans les environs. Dignes d’intérêts : plaza Low Yat, 5-6 étages de produits électroniques (ordi et autres), le Berjaya Time Square, avec sa super méga grosse librairie Border et son parc d’attraction intérieur (y compris des montagnes russes!!!), Pavilion (pour les raisons sus-mentionnées et ses restos)…

Chinatown & Merdeka Square



On est allé (je devrais dire on est allé tourner en rond) dans Little India peu après notre arrivée, mais on n’est jamais allé dans Chinatown… Donc samedi dernier, on prend le sac à dos porte-bébé, et on embarque dans le métro direction Chinatown et Merdeka square. On est finalement arrivé sur Merdeka square vers 10h30-11h (après avoir passé environ 15 minutes à traverser une grosse intersection), et on a vite compris pourquoi les célébrations qui s’y tiennent finissent généralement à cette heure-là : sous le soleil ça tape et c’est crevant de chaleur! On s’est promené un peu puis nous sommes allés à Central Market, avons mangé dans l’air climatisé (voir la photo… j’avais vraiment besoin d’air climatisé!!!).


Ensuite, nous sommes allés dans le marché frais, une allée couverte où les étals de viandes et de fruits se succèdent (disons que ce n’étais pas appétissant tout le temps!). On aller dans Petaling Street ensuite, une rue partiellement couverte où les vendeurs de «Mont-Blanc » suivent les vendeurs de « Gucci », etc., le tout dans le plus grand respect du copyright! Dans Chinatown est aussi situé le confluent des rivières Klang et Gombak d'où KL tire son nom (voir photo). Nous sommes revenus par le monorail et le métro.


Le confluent boueux d'où KL tire son nom (Kuala=confluent et Lumpur=boueux)

Lac Titiwangsa, Kampung Baru

En fin de semaine d’après, nous sommes allés visiter le Lac Titiwangsa samedi matin et le quartier malais de Kampung Baru. Les deux se situent juste derrière notre coin – on en est séparé par une autoroute surélevée. Le quartier de Kampung Baru était très rafraîchissant, au figuré parce que encore une fois, et ce, même si on était un dimanche matin, on était trempé de sueur après 15 minutes de marche : il s’agit presque exclusivement de maisons malaises traditionnelles, en bois, avec des fondations de pilotis de 5-6 pieds de haut (contre les inondations et autres bibittes terrestres). Il semblerait que tout KL était comme ça il y a tout juste 30-40 ans! Il y a même des terrains de sport! Et des gens qui se promènent à pied, avec leurs sacs en revenant du marché… Vraiment une grosse différence par rapport à notre coin de grandes tours à condo. Pourtant on est à moins d’un kilomètre de là! Au Lac Titiwangsa, le principal point d’intérêt était probablement les pistes pour autos téléguidées (une tout-terrain et l’autre genre circuit de F1)!

dimanche 1 juin 2008

Nouvelle Zélande

Comme dirait Hugues : WOW WOW WOW!!! C’était vraiment un beau voyage. Deux semaines de découverte, de temps frais et d’air pur. Un changement vraiment bienvenu. Nous avons conduit (et pris le traversier) de Auckland, sur l’île du nord à Christchurch, sur l’île du sud, avec des arrêts à Rotorua, Turangi, Wellington, Kaikoura.

L’île du Nord (du 10 au 18 mai)

Nous sommes arrivés à Auckland samedi matin, après 10h et quelque de vol (de nuit). Disons qu’on était un peu poqué… On avait dormi un peu, mais clairement pas assez. Hugues a très bien voyagé : pas trop pleuré, pas mal dormi – surtout sur moi, même s’il avait son propre siège.

À Auckland on s’est beaucoup promené dans les rues de la ville et dans le parc qui entoure le musée. On a visité la Sky Tower (avec son plancher vitré), le musée maritime, le musée d’Auckland (qui abrite aussi le musée de la guerre), et la ville de Davenport, de l’autre côté de la baie.


À Davenport, en haut de la colline


La ville d’Auckland est parsemée de cônes de volcan, 48 pour être précise… Les Maoris s’en servaient pour bâtir des villages fortifiés (des Pas) sur le sommet, ça les rendait difficiles à attaquer. Bertrand et moi avons constaté personnellement qu’il est difficile de courir à l’assaut du sommet de l’un de ces cônes : à Davenport, on a fait l’ascension de l’un de ses cônes pour aller voir une batterie installée pour la défense de la ville. Il y avait une route qui montait jusqu’au sommet, mais comme on n’avait pas l’auto (à pied avec Hugues dans sa poussette), on s’est dit qu’il valait mieux monter par les chemins gazonnés… Disons, que les chemins en questions n’étaient pas la route officielle et n’étaient pas faits pour les poussettes non plus! Finalement, on a pris la poussette comme une chaise à porteur pour le roi Hugues, et on a entrepris la montée… À un moment donné, même ça ne marchait plus, j’ai donc pris Hugues et Bertrand la poussette et hop, escalade… On a croisé des locaux qui promenaient leur chien : ils ont bien ri en nous voyant! Rendu en haut on était à bout de souffle, pas question « d’attaquer un Pa » rendu là!

Au musée d’Auckland on a vu une démonstration de danses et de chants traditionnels Maoris, y compris un Haka – pour ceux qui suivent le rugby, c’est ce que font les All Blacks avant le début des match, pour ceux qui ne suivent pas le rugby, les All Blacks c’est l’équipe nationale. Un Haka est une danse guerrière/d’intimidation qui comprend des gros yeux, des langues sorties et d’autres mouvements pour démontrer la force/invincibilité. Les Maoris sont/étaient un peuple définitivement guerrier! Leur histoire est pleine de guerres de clans, de batailles et d’autres altercations… On ne s’attendait pas à ça.

Pour ce qui est de la température, c’était vraiment bien : belle journée d’automne, fraîche (10-15 degrés en moyenne), de l’air pur… On a joué dans le gazon et les feuilles mortes avec Hugues, c’était vraiment bien!

Ensuite direction Rotorua, un centre géothermal. La ville elle-même est située sur les abords d’un lac, qui est en fait le sommet/cratère d’un volcan. La région est très active du point de vue géothermal : il y a des marre de boues actives (bouillonnantes), des cuvettes d’eau thermale, des évents (vapeurs sulfureuses… ça pue vraiment!), et même des geysers. C’est assez impressionnant de voir toutes les colonnes de vapeurs au loin qui signalent chacune un « point » géothermal… en plus, dans la ville même il y a des barrières à tout bout de champs qui signalent de faire attention parce que le sol peut avoir été rendu instable par de l’activité géothermale – comme en témoigne la volute qui s’élève de l’autre côté de la barrière. J’ai trouvé que ça sentait par endroit vraiment très fort le soufre… Bertrand était moins incommodé…

Dans ce coin là, nous sommes aussi allé visité le village enseveli (sous 1,5m de boue lors d’une éruption volcanique en 1886), un site voué à la conservation des kiwis (les oiseaux, pas les fruits) et deux vallées géothermales (une à Rotorua et une sur le chemin de Turangi).

À Turangi, on a visité le parc national de Tongariro. Il y a quatre volcans dans le parc national, dont deux sont encore actifs. C’est aussi là qu’est le volcan du Mont Ngaruahoe ayant servi de base au Mont Doom dans les films du Seigneur des anneaux. Comme on ne pouvait pas faire de la randonnée trop intense avec Hugues (on a fait une super promenade de 2h environ avec Hugues sur mon dos, sur du terrain très facile), on s’est gâté et avons survolé les volcans et le parc en petit avion… Vraiment bien!





Bertrand devant le mont Ngaruahoe



Puis direction Wellington où nous avons soupé avec une ancienne collègue à Bertrand qui est postée là-bas. Encore quelques musées… Puis le traversier vers l’île du Sud. Trois heures de navigation tranquille, avec encore une fois de beaux paysages!

L’île du Sud (du 19 au 23 mai)

Après le traversier, deux heures de route et nous voilà à Kaikoura, là où les montagnes rejoignent la mer (c’est leur slogan!). On y a vu des phoques à fourrure, différents de nos phoques… On les a vus de très près : il viennent se reposer sur le bord de la route, dans le stationnement, etc. Faut faire un peu attention! Nous avons mangé des très bons poissons et fruits de mer : en fait en Nouvelle Zélande, il semble qu’on ne puisse pas être à plus de 120km de la mer! Le lendemain de notre arrivée, le vent s’est levé, et il s’est levé pour la peine!!! Disons que Hugues n’aimait pas particulièrement ça! On a donc fait des activités plus loin de la côte : visite d’un vignoble, d’une petite ferme où les enfants peuvent flatter les animaux et faire des tours de poney (Hugues n’était pas trop sûr de lui au début sur le poney!) et aussi un « spectacle » de tonte de moutons où en plus de voir des moutons se faire tondre on en a appris un peu plus sur l’élevage et les types de moutons (un incontournable dans ce pays où les moutons sont 10 fois plus nombreux que les humains!!!).




Kaikoura, là où les montagnes rejoignent la mer

Finalement, dernier arrêt Christchurch et ses environs. On a visité un village français (Akaroa), en fait fondé par des baleiniers français. C’était bien, mais la route pour s’y rende était franchement difficile : partout en Nouvelle Zélande les autoroutes sont comme nos routes secondaires (une voie pour chaque côté), mais il y a moins de garde-fous et certainement moins d’espace pour les accotements… Probablement parce que la plupart des routes sont des routes de montagnes (sur les flancs des nombreux volcans!). La route pour aller à Akaroa, n’était pas si différente sinon que pour la descente, on était sur le côté du précipice et qu’à chaque tournant (pas de garde-fous) j’avais l’impression qu’une fausse manœuvre nous ferait plonger de 100 m… et en plus ça me donnait le vertige! Le retour était vraiment mieux… En fait, comme dit Bertrand, en Nouvelle Zélande, la route ne pardonne pas, et les saoulons ou les chauffards ne peuvent pas sévir longtemps!!! Une erreur et hop, les chances de reconduire sont vraiment faible… Sur un autre ordre d’idée on a fréquemment entendu parler français pendant notre voyage (on s’est même fait servir en français à Auckland). On explique ça par les touristes des îles francophones de la région… Bien qu’on ait rencontré quelques québécois et des franco-ontariens.

Pour notre dernière journée et demi, il a plu. On s’est donc concentré sur les activités intérieures (musée, gondole, etc.). Puis retour à l’aéroport… pour un vol jusqu’à Auckland, et de là un autre vol direct pour KL (11h15 de long!).

À notre arrivée, bang! La chaleur, l’humidité, la pollution et les orages (bienvenus en fait, puisqu’ils font tomber la pollution!)… Mais aussi, notre appart, nos affaires… Retour au bureau. Et dans mon cas, préparation pour mon voyage au Canada, la semaine prochaine!!!

samedi 26 avril 2008

Hugues et Nuki

À tous ceux qui se demandent comment Nuki et Hugues s'entendent, voici un court vidéo qui illustre bien leur relation (basée sur les biscuits!)... Soyez patients, le vidéo peut prendre quelques minutes à s'afficher, selon la vitesse de votre connexion.


samedi 5 avril 2008

T’sé du winchire washer?

C’est toujours un peu une petite aventure à chaque fois qu’il nous faut faire le plein à la station service locale. Tout le monde ne parle la langue de l’autre que de manière assez approximative alors la confusion peut s’installer rapidement. Cette semaine il nous manquait aussi de liquide lave-glace, et ce pour la première fois depuis que nous avons l’auto. Après avoir fait le plein, je demande à notre pompiste s’ils ont du liquide lave-glace. Après un moment d’hésitation, notre pompiste va chercher son collègue responsable du lave-auto pour qu’il nous explique qu’il est impossible de laver l’auto à la pompe… Euh… Non, je veux juste du liquide pour les vitres… Pour le réservoir sous le capot. L’huile? Non, pour les vitres! Du windshield washer, washer fluid… euh comme de l’eau mais bleue ou rose pis qui ne gèle pas! Je pense que le concept de l’eau qui ne gèle pas était un peu étranger à notre pauvre petit monsieur qui était visiblement autant confus que moi après quelques minutes de discussion à propos de ce liquide mythique. (Au fait, c’est Bertrand qui écrits pcq Eve est vraiment au dessus de ça… mettre de l’essence dans l’auto… au moins elle conduit elle me fait-elle remarquer…je divague..) Toujours est-il que nous sommes repartis avec un réservoir plein et l’autre vide, pour finalement découvrir plus tard qu’ils n’ont effectivement pas ça en Malaisie du «winchire washer», au mieux ils mélangent un additif avec de l’eau. Mais je pense que je vais laisser faire, des plans pour qu’on se retrouve à laver nos vitres avec du Cool Aid!

mardi 25 mars 2008

Grand Prix F1 de Malaisie

C’était le grand prix F1 de Malaisie en fin de semaine passée, et j’ai été assez chanceuse pour recevoir une invitation pour regarder la course d’une loge corporative…

On était juste en face des puits (Force India en fait, la toute dernière écurie), donc tout de suite après la ligne de départ, près de la sortie des puits, juste avant le premier virage (qu’on pouvait voir en s’étirant le cou).

Une couple de confirmation : 1) je m’étais toujours demandé si c’était des bons billets en face des puits (équivalent au billet or à Montréal), je me disais que à part pour le départ, et les quelques écuries dont les puits sont juste en avant de nous, le reste du temps les autos allaient passer trop vite pour que ça en vaille la peine… J’avais raison. Donc, pas de billets or pour moi. Il y a une couple d’années papa et moi avions acheté des billets pour l’estrade juste à la sortie de l’épingle – c’est un peu la même sensation, un blitz de couleur qui passe et c’est tout. Ça prend tout pour être capable d’identifier l’auto, et à plus forte raison le casque… 2) Un loge, c’est vraiment bien… Surtout ici. Avec la clim, les télés, la bouffe, les toilettes (ceux qui sont déjà allé au Grand Prix vont pleinement apprécier le dernier point)… 3) Les estrades et mêmes certains talus ouverts au public sont couverts… Avec la chaleur et le soleil qui règnent ici… Disons, que les ratons laveurs de lunettes fumées d’après course ne sont pas légion ici, contrairement à Montréal.

Sinon, l’estrade du premier virage (équivalent à l’estrade 11 ou 12 à Montréal) était partiellement vide – je croyais que c’était comme à Montréal et que passé octobre, il fallait oublier ça les bons billets… mais non, pas ici. Mais il faut se rendre par exemple – la piste est juste à côté de l’aéroport (environ 1h de route de KL)… Avec le risque d’embouteillage, c’est un pensez-y bien… Aussi, pas de grande frénésie dans la ville : pas avoir eu de billet pas sûr qu’on se serait rendu compte que c’est une fin de semaine de grand prix. Une couple de vrombissement le soir (on pense qu’il y avait une F1 en démonstration) et des (maudits) feux d’artifice vers 1h le matin… (Cette partie-là fait vraiment chi.. : ça fait japper Nuki, et donc, parfois ça réveille Hugues, mais minimalement ça nous empêche de dormir Bertrand et moi… Clairement, les feux d’artifice c’est un truc vraiment fort ici, il y en a pour toutes les occasions… et pas à 10h le soir, non, à minuit, à 1h, à 2h du matin…).

Pour ce qui est des résultats : encore Ferrari… par pas mal… J’ai comme pas mal décroché depuis une couple d’année, ce qui fait que je ne connais plus beaucoup de pilotes… Coultard a fini 8e ou 9e… c’est à peu près le seul que j’avais déjà vu courser (Fisichella aussi, mais bon, sur Force India…).

Je vais vous mettre des photos quand je vais retourner au bureau (j’avais pas de pile dans ma caméra, j’ai donc pris des photos avec mon blackberry…).

Hugues

Hugues aime le fromage bleu… On s’est dit que ça valait la peine de le mentionner parce que moi, ça fait juste une couple d’années que j’aime ça… Il aime aussi les chips sel et vinaigre… Sinon, on avait son rendez-vous de 18 mois ce matin : il est en bonne forme, grandit bien (10,78kg, 84cm pour ceux qui veulent avoir une idée de ses dimensions) et n’a même pas pleuré quand il s’est fait vacciner.

dimanche 9 mars 2008

Singapour

Nous sommes allés à Singapour pour une fin de semaine (couplée à du travail pour moi, le lundi et mardi d’après). Une heure de vol (ou alors 3-4h en auto), mais un monde de différences… À vrai dire, Bertrand et moi avons passé la majeure partie de notre temps là-bas à ne pas en revenir… Ça ressemble beaucoup à Toronto, avec des palmiers en prime… Cependant, c’est assez froid (sans jeu de mots) : c’est tellement propre et organisé!

Nous sommes arrivés le vendredi soir, on a pris un taxi de l’aéroport jusqu’à l’hôtel (le chauffeur savait où était l’hôtel, et a mis le compteur sans même qu’on lui demande!), une grosse demie heure à cause du trafic. Souper rapide et dodo…

Samedi, on s’est promené : jardin zoologique le matin suivi d’une balade sur Orchard Road et une visite au musée des civilisations de l’Asie. On s’est rendu compte qu’on est plus malaisiens qu’on pense parce qu’on est rentré dans pas mal de centre d’achat (mais on avait une excuse – on cherchait des légos! Je vous rassure, on en a trouvé!) quand on se promenait sur Orchard Road. Pour le souper on est allé dans un Hawker centre et on a mangé des satays cuits dans des kiosques temporaires à l’extérieur du centre et pris le dessert à l’intérieur (un ABC) – le centre est en fait une structure/toit en fer forgé importé d’Écosse à la fin des années 1800… vraiment beau.

Dimanche, on est allé au zoo de Singapour. Les animaux ont l’air en bonne santé, bien nourri, propre… Ça nous a pris une grosse partie de la journée, après on est allé manger sur le bord du canal.

Lundi, je travaillais, donc Bertrand a passé la journée avec Hugues. Ils se sont promenés dans le Chinatown. Finalement, le mardi matin on s’est promené dans little India (parce que je travaillais juste l’après-midi) et puis retour.

C’est fou comment Singapour et la Malaisie sont différents : bien sûr, Singapour est gros comme Montréal, avec la population du GTA, c’est probablement plus facile à contrôler. Mais c’est un peu plus que ça, Singapour n’a pas de richesses naturelles et doit compter uniquement sur son capital humain. Ils ont donc développé un plan. Et ils le suivent, ils n’ont pas trop le choix… Il y a des trottoirs, on peut facilement traverser les rues, on peut même se rendre jusqu’aux quais du métro avec la poussette (il y a des ascenseurs)… C’est pas KL, ça c’est sûr… Mais en même temps, il manque un peu d’atmosphère, de vie… C’est un peu du Montréal-Toronto, je présume (en exagérant un peu)…

On vous néglige un peu, on s’excuse (encore)… On est juste pas mal occupé, et pas mal fatigué : Hugues est à nouveau dans une phase où il se lève (au plus tard) à 5h30 du matin… Donc on est tous pas mal crevé, et dans ces temps-là, les sujets, ou l’écriture ne viennent pas aussi aisément.

Je vais vous mettre les photos de Singapour sous peu.